De le blabla avant le sujet qui fait " I’m in love with Juda-as, Juda-as":

L'auteur revient des USA où tout le monde est gentil et fait des sourires. Et où l'alcool est moins cher.

D'où la légère pause.

Mais La France est la France, et en même pas semaine de retour, il y a beaucoup de choses qui agacent fort, qui font se ronger les ongles et égorger des innocents dans un coin de rue.

 

Sujet du jour :

De le Marie Claire, tu me rends vraiment trop vener

Ou

De le gros problème avec le poids féminin

 

Dans le monde des magasines de mode-connasses, nous avons la chance unique de posséder un journal qui a le talent de cumuler nom de vieille et article de merde.

Non?

Mais si : Marie Claire.

Rubrique "Leçons de mode", titre " Savoir se mettre en valeur quand on est pulpeuse!" (A ne pas oublier : le point d'exclamation, qui montre qu'on est proche de la lectrice, en mode "Kikoo-copine-hihihi")

On pourrait croire que cela part d'une bonne attention, pourquoi pas.

Nous allons t'aider, toi, le gros tas qui rentre pas dans notre 36, à te de-gros-tas-iser. On est comme ça, chez Claire Marie, on est sympa.

Donc Magalie, elle a un gros cul :

"J ’ai essayé plein de styles avant de « me trouver ». Parfois j’ai dû être fagotée comme une cloche ! En fait, il y a plein de choses que j’adore dans la mode mais qui ne me vont pas. Le truc, c’est de savoir faire son tri."

Nous, on est plutôt d'accord avec Mag. Sauf que nous, on dit plutôt que "merde, avant, je m'habillais genre comme une connasse". Et puis, on ne dit pas "fagotée", parce que ça ne ce dit plus depuis l'appel du Général de Gaulle, c'est à dire le 18 juin 1940 (wiki-wikipédia). Mais bon, c'est Claire Marie, ils sont un peu resté bloqué dans le temps, en mode 40's-Régime-de-Vichy-wech-Maréchal-bien-ou-bien.

Le problème n'est donc pas le côté vieux de Claire Marie, le problème, c'est plutôt la gueule de Mag, alias "Magalie la pulpeuse :

magali_pulpeuse

 

En fait, c'est plutôt le ventre de Mag le problème. Ou ses hanches. Ou son cul. Il n'y a pas trop de pulpeus-ité.

Le problème, aussi, c'est quand l'article nous parle des mensurations de Mag :

 

"Magali, 27 ans, 1,66 m, 54 kg. Cheveux châtains. Yeux marron vert. Mensurations: 90/66/95"

 

Ca a provoqué perte de cheveux, insomnie et meurtres de masses.

Chère Claire Marie, je suis pas vachement so happy avec toi. Je suis plutôt de l'humeur à récolter de la graisse des liposucions pour en couvrir ton hall d'entrée en hurlant "TU LA VOIS LA GRAISSE LA? TU LA VOIS?".

Mais nous sommes entre gens civilisées.

Je me contenterais juste de te dire merde.

De dire aussi qu'il est incroyablement stupide, hautain et dangereux d'asséner aux femmes qui lisent ton torchon que 54 kilos est le poids d'une fille pulpeuse. 60 kilos, c'est du surpoids alors? Et 70 kilos de l'obésité morbide?

Elle s'arrête où la connerie? La culpabilisation? Ca s'arrête quand l'idée qu'ils font dire encore et encore aux femmes qu'elles ne sont bonnes que minces. Qu'on ne peut les baiser que si les côtes apparaissent, que si les seins ressemblent à ceux que j'avais en 6°1, option appareil-dentaire-sweat-a-capuche.(Mon dieu, si j'avais su à l'époque que j'étais sur-bonne).

Il est où le féministe là, quand on nous assène à longueur de pubs, de magasines tous plus à la con les uns que les autres, qu'une femme n'est jolie que quand elle est la plus fine possible. La moins visible aussi. Qu'elle a un aspect faible et fragile. Parce que hihihi, ça fait trop craquer les garçons?

Claire Marie ma chérie, et ta soeur, elle bat le beurre?

C'est ça, qui donne une érection? Autant pour moi, je croyais que c'était mes seins, ma bouche, mes  fesses. Je croyais qu'être bonne, c'était quand j'avais confiance en moi, que ma robe soit en 36 ou 46. Quand je regardais un garçon/une fille dans les yeux en me mordant légèrement la lèvre l’air de rien, option chagasse-time (oui, oui genre vous ne voyez pas de quoi je parle)(Je vous connais, bande de catins).

L'autre jour, on m'a rapporté les paroles d'une maman devant sa fille de 10 ans qui réclamait un truc gras/sucré/bon et à laquelle elle aurait répondu "Non mais tu as vu le nombre de calories dedans? C'est non". Oui, parce qu'aux USA-de-l'amour, ils mettent le nombre de calories sur l'étiquette qui indique le prix (batards).

Aux Etats Unis, j'ai vu beaucoup plus de vraies filles avec un peu plus de ventre, de fesses, de hanches. Et ces filles là, elles n'étaient pas moins belles qu'une fille menue. Elles s'assumaient, elles portaient des choses qui leur allaient (pas toutes hein, la prochaine que je vois porter un legging comme un pantalon, je lui épile les sourcils à la tronçonneuse). Elles avaient confiance en elles. Du coup, bizarrement, elles étaient attirantes.

Donc Claire Marie, mon amie, ma poto à moi, il va falloir peut être revoir tes critères. Ou ton personnel. Parce que des journalistes, qui ont normalement plusieurs années d'étude derrière elles, ça serait pas mal qu'elles utilisent leur réflexions pour dire des choses un peu moins connes.

Moi et mes kilos, on te dit merci.

Ps : Mag, je te  souhaite toute la cellulite du monde.

PPs : Si vous voulez leur mettre (un peu) sur la gueule, l'article est ici : Claire Marie