De le blabla avant le sujet qui fait "Dans l'ghetto ghetto, tout le monde dit qu'le R&B n''est pas du Hip-Hop oh oh":


Chers gens qui passaient pas ici par des recherches sur Googli - Goolgla , sachez que je vous aime plus que votre propre mère. Mais quand même, parfois, je me demande si certains n'ont pas pris l'option "Mes parents sont frères et soeurs" au bac. Votre orthographe me pique les yeux avec la fureur de mille soleils.

Le "habit toi comme une pute" fait fondre mes iris, et les larmes de sang coulent sans retenue sur mes joues. Mais je vous pardonne, vous avez arrêté depuis quelques temps les recherches de "plan cul mamie vieille cul", et je vous en remercie du plus profond de mon cœur. 

Les autres, vous, là, qui viennent par d'autres chemin tel que facebook et twitter, ou encore en tapant l'adresse directement (ouais, vous êtes complètement des ouf, je sais), je vous remercie de venir aussi nombreux. Une centaine de personnes par note, je ne suis qu'amour et félicité. (Et vous pouvez toujours mettre un pouce bleu sur cette page : De la page Officielle)

Post Scriptum de l'amour : A titre purement informatif, les teintures/décoloration qui se vendent sous des noms tels que "blond de l'alaska avé les phoques et les loups et tout", ça fait comme même très prostituée de l'europe de l'est. Votre très dévouée servante qui a testé pour vous.

Sujet du jour :

 

De la réalité, ça pue des pieds

(mais pas toujours)

 

Les vacances, c'est bien. Les vacances, c'est même tellement bien qu'on peut faire tout ce qu'on veut de la journée. Y compris se lever à 7:00. Y compris regarder un film sur Jane Austen dès 8:00. Film qui a le talent particulier de s'appeller "Becoming Jane". Et d'avoir James McAvoy dans le casting. Et qui permet de prouver une vérité fondamentale :

Parfois (Souvent), les filles, ça pleure devant un film.

Ce cher film nous raconte l'histoire de Jane (Anne Hathaway), qui tombe amoureuse de Thomas Lefroy (alias MacAvoy, ça serait bien de suivre un peu). Mais bon, c'est compliqué. Pas "compliqué" au sens "Je sais pas où j'en suis, je sais pas si je veux m'engager, je ne suis pas sur de mes sentiments", ça c'est du faux-compliqué-excuse-en-bois-les-mecs.

Ici, c'est compliqué dans le sens "on s'aime mais on a des gros problèmes d'argent qui font que le mariage n'est pas possible, et y'a même pas les assedics-c'est-pas-lolilol-la-vie".

Et donc à un moment, Tom-Tom, il entraine Jane dans le jardin de la propriété pendant un bal, et il lui dit :

" I have no money, no property. I'am entirely dependent upon that bizarre old lunatic, my oncle. I cannot yet offer marriage. But you must know what I feel. Jane, I'm yours. I'm yours. I'm yours, heart and soul."

Ce que l'on pourrait traduire pour les gens qui ont pris allemand LV1:

"Je n'ai pas d'argent, pas de propriété. Je suis un gros assisté qui vit au crochet de mon oncle. Donc of course, j'ai pas trop la money pour te demander au mariage. Mais tu dois savoir ce que je ressens. Jane, je suis ton. Je suis ton. Je suis ton, de tout mon cœur et mon âme et les anges dans le ciel et les moineaux qui font piou".

Entre ça et le dernier roman en lecture où l'un des personnages disait:

"My love. I was yours before you even asked."

A côté la réalité, ça donne un peu envie de s'ouvrir les veines au stabilo. Oui, parce que comme d'habitude, les garçons, ça....

Non, sincèrement, vous êtes sérieuses? Vous vous attendiez que je tape (encore) sur la gente masculine parce qu'ils ne ressemblent pas à des héros de roman?

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 Hey, t'es bonne!

Mais encore heureux. Je rappelle à juste titre que flirter avec une fille en lui disant des tirades entières dans ce genre a un taux de réussite de 1% (GHB powa). Oui parce que je me dois vous rappeler, Mesdemoiselles-points-de-suspension, qu'on est assez connasse pour tomber folle amoureuse d'un homme qui se la joue mystérieux, pas qui nous dévoile son amour directement ("Han il est trop collant!").

Et souvent, la vie de l'héroine, elle est pas très youhou-la-vie. Avec une chance de 90% de finir dans un danger quelconque (dragon-loup-grippe espagnole-tentative-de-gang-bang- et le très célèbre LES VILAINS NAZIES) pour être sauvée exprès par Le Heros. Ce qui en soit est relativement pénible dans la vie de tous les jours en vrai, genre jamais Axa il te propose des bons contrats avec un historique pareil, t'es direct en malus de la vie meuf.

Donc on est toute consciente de ça. Sauf peut être l'une d'entre nous, qu'on m'a gentiment balancé, qui aurait dit à son copain en sortant de la projection de Twilight "J'aimerais bien que tu sois un peu plus comme Edward".

Et le pire, c'est que cette demoiselle n'est pas toute seule. Et qu'elles sont même beaucoup. Et que ça donne envie de leur faire les cils avec du White Spirit. Parce que Twilight, c'est pas franchement rempli de personnages féminins épanouies et indépendantes. Peut être parce que ça rend l'histoire plus intéressante. Peut être, surtout, parce qu'elle est écrite par une Mormone.

Twilight+Saga+New+Moon+Los+Angeles+Premiere+KFGavpq6z-7m

Thon Stephanie

Selon wiki-wiki, Stephenie Meyer dit que l'idée de Twilight lui vient d'un rêve qu'elle a fait le 2 juin 2003. Dans ce rêve, une humaine et un vampire qui l'aimait, mais la soif du sang de l'humaine rendait leur vie impossible. Chacun ses fantasmes, ça pourrait être plus sympa de faire le même rêve, mais sans le vampire et avec l'équipe de rugby de Nouvelles Zélande nue. Mais je ne suis pas mormone, je dois louper un truc dans mon éducation.

Admettons tout de suite : Twilight, c'est chiant. Et en plus, ça énerve.  Surtout quand tout au long des quatre tomes, le gentil vampire passe son temps à ne pas prendre en compte l'avis de la jeune humaine (qui est adolescente, belle, désirable, et dont tout le monde est amoureux)(ce qui prouve que Steph', t'étais en mode très thon à l'adolescence).

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Je me touche dans tes rideaux pendant que tu dors, Bella.

Le gentil vampire veut l'épouser à 18 ans (mormon style), ne veut pas lui faire l'amour avant le mariage (Mormon Style) et n'est tombé amoureux qu'une fois dans sa vie et pour toujours et à jamais (MORMON STYLE). Bella ne vit que pour et par lui, tombe en dépression quand il la quitte, subit toutes les décisions de son connard de vampire parce que quand même, c'est l'homme et c'est lui qui la protège et qui décide, merde. Elle ne lui tient tête qu'une seule fois, quand elle refuse d'avorter leur enfant-conçu-lors-de-leur-union-légitime, ce qui nous prouve encore une fois : MORMON STYLE.

Ca m'agresse intellectuellement que cet ouvrage soit si populaire, surtout auprès des adolescentes. Ca m'agresse intellectuellement de savoir que des adultes vénèrent Steph-la-mormone et soient complétement amoureuses des figures masculines. Ca me sur aggresse de voir des représentations féminines aussi faibles, avec une héroine qui la fermera pendant près de quatre tomes lorsqu'elle se retrouvera en conflit avec son si merveilleux vampires-à-paillettes. Et tout ça dans un roman qui se passe durant notre siècle.

L'héroïne est dominée par un personnage qui, je cite à la peau "flamboyante, comme si des millions de diamants y étaient incrustés". Sérieux, les meufs, un peu de respect pour vous même, ne soyez pas fan de trucs aussi cons.

Alors oui, la réalité, c'est sur que ça pue un peu des pieds. On a rarement des tirades de malade comme au dessus, et parfois le romantisme, c'est pas toujours ça. Mais on est loin d'être des héroïnes de roman non plus. Et tant mieux. Alors même si James, c'est quand tu veux que tu viens me dire "Je suis ton, coeur et âme", je préfère être ici et maintenant. Sans danger à deux balles en permanence, et sans vampire-qui-clignote. Ce qui ne veut pas dire qu'on est forcement contre un peu de romantisme-avé-les-coeurs de temps en temps, messieurs. Faudrait pas oublier qu'on reste des niaises. Lucides. Mais niaises quand même.