De le Les affiches interdites d'Infideles, aka la schizophrénie sexuelle
Du blabla avant le sujet qui fait "j'ai compris tous les mots, j'ai bien compris merci":
Grâce à mon merveilleux bouquin de chevet, "Stiff, the curious life of Human Cadavers", j'ai appris l'existence de Karen Greenlee, qui avait l'idée extraordinaire d'être nécrophile, et qui en 1965, s'est tout simplement faite la mal avec un cadavre. Elle a été retrouvée deux jours après, complètement shooté à la codéine, avec son ami Jo-le-mort. Et comme il n'existait pas de loi en Californie contre la nécrophilie à l'époque, elle a juste chopé une amende de 255 dollars pour "Chouravage de corbillard, de corps, et interférence dans le bon fonctionnement d'un enterrement, sans déconné Karen t'es relou avec tes conneries". Elle aurait confessée dans une lettre des "épisodes amoureux" avec une vingtaine de cadavres.
Avant internet, les gens avaient quand même beaucoup trop de temps libre.
De le Les affiches interdites d'Infideles, aka la schizophrénie sexuelle
La semaine dernière, nous avons eu une jolie polémique sur le vent. A l'occasion de la sortie en salles du film "Les infidèles" (je ne résume pas, ça doit certainement parler d'infidélité, et vous avez Allociné), des affiches ont été placardées un peu partout. Problème : elles ont cette gueule :


Suite à deux plaintes déposées, elles ont été retirées pour atteinte «à l'image de la personne humaine», en particulier de la femme.
Personnellement, je ne me suis pas du tout sentie agressée par ces affiches. Et concrètement, je ne suis pas la dernière à l'ouvrir quand quelque chose me gêne. Mais là non.
Ces affiches ne sont pas du meilleur goût, et les phrases ne sont absolument pas drôles. Mais elles ne nécessitaient pas d'être retirées.
Avant tout chose, je vous enlève un doute : Je ne parlerai pas du problème de la vision de ces affiches par les enfants. Partez juste du principe que la société se contrefout de vos gosses. Qu'il s'agit là plus d'une manœuvre à but polémique. Si la société s’intéressait un peu plus à vos gosses, elle ne foutrait pas les couvertures des magasines porno en devanture des tabac, ni celle de la merde sans nom qu'est "Le nouveau détective", avec ses titres de merde "Enterrée encore consciente, elle est finalement mangée vivante par des loutres". Elle ne foutrait pas des pages de pubs entre chaque dessin animé du mercredi matin, pour que ton gamin soit persuadé que toutes les mascottes de l'agro-alimentaire sont ses amis, avec même le Happy Meal qui subit une jolie personnification pour le convaincre un peu plus de venir manger toujours plus gras, salé, sucré.
Soyons clairs sur ce point : Nous ne parlerons pas des tes gamins Chantal, lâche moi cet étendard de mère martyre, c'est un peu chiant et tu gênes les voisins.
Donc ces affiches, je les trouvais beaufissimes, mais plutôt en accord avec le film. Et l'utilisation de la femme était justifiée. Toujours plus justifié que les corps à moitié à poil qui illustrent chaque pub de bagnoles ou d'épilateur. Toi aussi, amuse toi à taper "pub parfum femme" dans google images, et compte le nombre de seins qu'on essaie de te montrer pour te refiler des extraits aromatiques de synthèse. Ouais, là, je trouve que ça craint. La nudité pour rien, pour une histoire de fric à faire, un morceau de peau en échange de ta thune, je trouve ça malsain. Et concrètement, tu peux toujours crever pour que je t'achète un truc à l'avenir si ta pub m'a mise en rogne. Kiss les 3 suisses (affaire ici)("haan comment elle se rêve elle, elle s'auto-link quoi, la folie, viens on va lui mettre un commentaire en anonyme comme quoi elle fait des fautes d'orthographe, elle sera trop dé-gou-tée").
Donc dans cette histoire d'affiches, je me demande une chose :
L'atteinte à l'image de la personne humaine, elle est due à quoi?
Parce que la femme fait une fellation? Ou parce qu'elle la pratique à genoux?
(La deuxième affiche, je vois juste encore moins le problème. Madame se fait prendre par Monsieur dans une position dont je ne connais pas le nom. Les jambes de madame me paraissent petites, et le port de talons au lit me semble une idée bien mauvaise depuis quelques expériences personnelles qui aurait pu finir en circoncision involontaire. Appelez-moi Dame Rabin Fanny Cohen.)
Donc maintenant, la pipe, c'est de nouveau dégradant? Cette histoire de sexe, c'est la chose la plus schizophrénique que je connaisse.
J'ai saisi le concept du fossé entre la mère et la putain, merci Sigmund. La mère, c'est bien, la pute c'est caca. J'ai bon?
Mais si je ne couche pas, on me traite de frigide et ça va pas. Mais si je couche trop bien, on me traite de fille facile, et ça ne va pas non plus.
Je porte atteinte à l'image de moi même avec une pipe, je porte atteinte à l'image de moi même en couchant le premier soir, je porte atteinte à l'image de moi même en portant un décolleté trop profond ou une jupe trop courte. Si je mets du rouge à lèvre trop rouge, les filles se retournent sur moi et semblent avoir peur que je me jette sur la première braguette qui passe.
Qu'est ce que c'est chiant, d'être une meuf.
Je serais un mec, je porterais des putains de baggy qui tombe pour qu'on voit mon boxer, je m'assiérais les jambes écartés, et je me taperais toutes celles qui passent et papillonneraient devant moi à la simple phrase "ouais, moi, je joue de la guitare".
Et surtout, surtout, je me foutrais la main à l'entrejambe pour me gratter les parties. Pour toutes les fois où la repousse de l'épilation a été infernale. Parce que souvent, quand les filles marchent à tout petits pas, c'est pas pour faire le geisha style, plutôt "ça-gratte-ça-gratte-putain-la-prochaine-fois-jramène-un-silex".
Et si j'étais un mec, on me gonflerait pas avec le fait que je porte atteinte à mon genre.
Mais je suis une fille, une femme, une représentante de l'espèce féminine, et ça ne marche pas forcément pareil.
Dommage.
Parce que moi, ces affiches, pour moi, ne porte pas atteinte à l'image de la femme.
Puisque je ne trouve pas que la fellation soit dégradante. Et si elle est faite à genoux, c'est parce que c'est quand même la façon la plus pratique quand on est debout. Et ce n'est pas parce que je suis à genoux que je me sens inférieure, puisque c'est quand même moins qui décide de l'opération, et que si tu me continue à me gonfler à appuyer ta main sur ma tête, tu vas rapidement te retrouver à chanter "vois sur ton chemin, gamins oubliés égarés" avec tes potes les petits chanteurs de Saint Marc.
Le sexe n'est pas dégradant. Ce qui porte atteinte à l'image, c'est plutôt avec qui on le fait, et parfois avec qui on ne le fait pas. Ça serait bien de mettre dans la tête des adolescentes que l'important, c'est de ne pas le faire avec quelqu'un dont tu es amoureuse, mais avec quelqu'un qui te respecte. Parce que l'amour, à l'âge où tes hormones se prennent un peu pour des militaires sur la place Tian'anmen durant 1989, on sait très bien que c'est un peu con. Que concrètement, tu serais tombée amoureuse de Kim Jong-Il s'il t'avait laissé un mot dans ton agenda "Jte trouve très charmante, sur la tête du parti t'es trop mignonne".
L'amour, c'est bien. Le respect, c'est bien mieux. Et s'il y avait un peu plus de respect dans les deux sens, on n'aurait pas à interdire des affiches sous des prétextes ridicules. Et on n’arrêterait un petit peu avec la psychose sur tout acte sexuel. Alors bien sur, il y aurait toujours le problème que les pauvres petits yeux enfantins auraient accès à ses images de débauche. Mais peut être que ça permettrait le dialogue, et l'échange sur tout ce qui touche à en dessous de la ceinture. Parce que Chantal, tes gosses, plutôt que de gueuler au scandale dès qu'un voit un cul, ça serait peut être mieux que tu les informes sur le sexe. Parce que, de ce que je vois, le sida et autres saloperies sexuellement transmissible se refont une beauté à l'ombrer de l'information qu'on ne donne plus. Depuis qu'on suppose que les jeunes peuvent apprendre tout seul, et que la seule source d'information ne leur renvois que des images de femmes blondes à poil, entourées de quinze pénis et le regard atrocement vide.
Le sexe, ce n'est pas dégradant. C'est plutôt le regard aliéné que la société porte dessus qui crée des confusions. C'est plutôt les non-dits, et ce mélange mielleux de puritanisme et de provoque qui donne ce dédoublement de personnalité qui nous coince dans des rôles préétablis pour nous. D'un côté les mères, d'un côté les catins, entre les deux points de pénitence.Alors qu'en 1997, la vieille Meredith Brook nous chantait déjà que I'm a bitch, I'm a lover, I'm a child, I'm a mother, I'm a sinner, I'm a saint, I do not feel ashamed.
Et si une femme née en 1958 pouvait chanter ça à l'époque des plates formes, des K-way, et des sacs banane, ça serait bien que durant cette deuxième décennie, on se retire l'armée de balais qui gênent nos fondements, et qu'on y regarde à deux fois avant de s'offusquer pour une pipe.
Commentaires sur De le Les affiches interdites d'Infideles, aka la schizophrénie sexuelle
- une fois n'est pas coutume je vais faire une réponse qui ne soit pas du troll.

Je ne sais pas si tu te souviens mais il y a deux ans il y a eu une affaire similaire avec l'affiche du dernier album de Saez (http://www.damiensaez.com/saez_files/j_accuse.jpg)
tout ça pour dire que ce n'est pas la première fois et que de toute manière les gens sont cons par nature avec un purisme de façade qui sert juste à cacher ses envies de zoophilie avec le teckel de la grand-mère du voisin le tout sur un château gonflable de gosses en mangeant une glace italienne parfum cerise caramel...
désolé je n'ai pas pu m'empêcher de faire mon troll - Oui mais non.Bon fanny, tu dis des trucs très cools et avec un humour et une verve (verge ?) incroyable, mais là, y a un truc qui va pas.

Ou alors, j'ai du mal comprendre (mais pas ton propos, je te rassure).
Ces photos elles montrent quoi ? (décortiquons, l'iconographe que je suis mégakiffe). On voit des hommes en position désinvolte, plutôt mal rasés, petits sourires, l'air "j'suis un mec, un vrai tu vois, j'me fiche de tout".
Mais enfin on les voit EUX. Ils ont un visage, une identité.
Les femmes...Quelles femmes ? Les bouts de viande qu'on nous montre ? Les deux jambes en l'air bien épilées et photoshopées (au passage), acculées de l'artillerie féminine (vernis à ongle en bas et chignon pour exciter le fantasme de la secrétaire cochonne, talons aiguilles en haut pour la salope bourgeoise je suppose)? Ca des êtres humains ? Un visage aurait été de trop je suppose (note que je ne cautionne pas non plus la nouvelle affiche).
L'acte sexuel en soit n'est pas dégradant comme tu l'a dis, mais c'est la représentation qu'on en fait des corps, des gens. Quand je regarde l'affiche de Sexfriends et autre trucs du genre, on voit deux personnes, deux êtres humains, qui certes, sont surement encore dans des positions sociales genrés, mais qui ont un visage. Pourquoi faut-il toujours que les femmes ne soient que des trous, des jambes, des mains, des trucs, des fesses, des seins, bref : des morceaux et non des individus ? C'est ça qui me dérange et il y a d'ailleurs un bouquin là dessus dont parle Hypatie (blog spéciste et féministe si certains-es veulent voir) qui montrent qu'il y a un lien évident entre spécisme et sexisme, surtout dans les représentations animalières / bout de viande photoshopé entre animales et viandes.
Pourquoi faut-il toujours que les femmes ne soient que des ersatz de quelque chose en faite ? Comme tu l'a dis, cherchons donc un peu dans google image les pubs pour parfums voir celles pour lingerie et on se rend vite compte que la femme est objet et passive là où les hommes ont une représentations exécutive et dominante.
A ceux qui vont dire que je ne suis qu'une chienne de garde (déjà : oui et alors ? C'est pas une insulte vous savez) anti cul, anti sexe : mais regardez vous trente seconde.
Tout le monde crie au puritanisme pour ces affiches mais personne ne dit...rien pour le film en fait ? Enfin, un mec qui trompe des nanas, passe, mais pourquoi le synopsis est vu comme 'linfidelité masculine bla bla" : oui parce qu'on sait tous-tes que la fameeeeeeeuuuse infidelité est toujours du ressort de lhom, qui a des besoiiiiiins, une libidooooo face à la femme castratrice, chienne de garde, frigide, ce que tu veux.
Si vous voulez voir une autre affiche qui est du même ressort et traite exactement du même sujet que ce film de merde : "Bon à tirer".
Toujours la même idée que les femmes agressent et emprisonnent ces pauvres hommes malheureux qui doivent niquer ailleurs pcq bon, elles font chier quoi (et je ne suis pas en train de dire l’infidélité c'est bien ou pas bien, juste que ces putains de clichés sexistes y en a ras le cul). Alors certes, faut avouer que je m’égares de l'affiche mais quand j'ai vu qu'elles ont été retirées, la première chose à laquelle j'ai songé, c'était que parce on les montrait comme non identifiable et pas à cause d'un acte sexuel (on ne diras rien sur les phrases, finesse tout ça)
Maintenant, tout me dérange : les affiches, le thème redondant et finalement, le fait que ces affiches là, on va en rire, on va crier au fameux puritanisme américaine (dont les gens ne savent rien, un peu comme les connards-sses qui parlent de carottes qui crient) et au final, le fait qu'encore une fois, le cinéma "français" va être pollué par une bouse à l'américaine qui entretiendra bon le sexisme et les mythes sur les fameuses différences hommes / femmes.
(Tiens, dans le même genre, et c'est écrit par un homme en colère : http://lespoupeesenpantalon.blogspot.com/2011/04/jusquou-iront-ils.html) - J'ai oubliéde dire : qu'en fait, je viens de capter un truc.

J'ai vraiment et naivement cru dès le début qu'on avait retiré cette affiche parce qu'elle montrait les deux personnes de sexe féminin comme des morceaux de viande (on parle au sens esthétique encore une fois, ce n'est pas une métaphore sexuelle) et je viens de chercher sur mon ami google...et en effet, quid de la représentation, c'est l'idée "sexuelle" qui a primé.
Donc en France, le cul c'est + grave que les représentations genrés et sexistes qu'on en fait des êtres humains...Sad. - Mouais, pas convaincue par l'argument féministe. En effet, lorsque pour vendre n'importe quel produit, que ce soit un yaourt (mange Perle de lait et au passage mets-en toi sur le bout des seins - ça sert à rien, mais au moins à la TV on peut mettre une meuf à poil) ou une paire de godasse, on utilise direct l'argument cul et meuf à genoux, c'est gênant.

Autant là, il me semble que l'affiche est directement en rapport avec l'argument du film, à savoir deux gros connard misogynes qui remplissent des trous sans trop se soucier des nanas à qui ils appartiennent... et jusqu'à preuve du contraire on a le droit de faire des films AUSSI sur les gros beaufs sexistes qui passent leur temps à essayer de se faire sucer la bite en cachette de leur femme.
Au passage, il y a des films que l'on qualifie de chef-d'oeuvre, comme la Grande Bouffe de Ferreri, où les femmes ne sont que des objets équipés d'orifice, au service de trois mecs. Une des affiches du film représente les trois gars à table, avec une nana à poil qui sert de présentoir à bouffe. C'est sexiste peut-être, mais c'est complètement logique, puisque le film parle de trois gars qui décident de se foutre en l'air en abusant des femmes de l'alcool et de la graille (tout au même niveau). L'affiche en elle-même peut sembler ignoble, mais elle reflète bien l'esprit du film. J'ai l'impression que pour "Les infidèles", c'est la même chose. - Hamsterviolent : Pas d'accord sur un point : je ne pense pas que le film soit aussi profond que ça. Je pense que pour le coup c'est entièrement gratuit. C'est pour. Enfer encore de la merde.

J'ai plutôt pensé comme La Marquise dès le début : mais pourquoi les femmes passent tout le temps pour des connasses ?
Pourquoi les femmes doivent forcément être montrées comme des trous ou des femmes cocues trop connes qui l'ont bien merité sous prétexte que c'est normal, les hommes ont besoin de niquer c'est comme ça, et que tromper avec un sourire en coin en disant un mensonge c'est vraiment le pied. Au final le sexe on s'en fou. Ce qui est sensé être drôle dans cette affiche c'est le plaisir de se foutre de la gueule de la trompée. Bien sur qu'on a pas besoin de voir le visage de la femme avec laquelle il baise, c'est pas le sujet. Là le sujet c'est : tromper c'est fun, et si c'est fait avec méchanceté c'est mieux.
Je ne suis pas en train de dire que tromper c'est bien ou mal. Je dis que la trompée passe pour une conne, moquée, humiliée, qui le mérite.
La baisée pour un bout de viande.
Le mec pour un type cool qui s'amuse dans la vie.
C'est pas forcément reluisant pour lui non plus ce cliché de queutard. Mais globalement il s'en tire pas mal.
Moi j'ai les nerfs pour cette norme sexuelle imposée. Celle de la femme connasse à la maison. La femme trop bonne au bureau. Le mec roi. C'est ce que les gens voient tous les jours. Pas étonnant qu'on arrive pas à une parité. Le modèle est pourri. On est des sous merdes et ça amuse les gens. Une bonne prise de conscience collective ça serait cool.
Mais c'est pas demain la veille.
Ça me file des pulsions de violence -_- - Ah mais j'ai jamais dit que le film était profond, j'en sais rien, je l'ai pas vu.

Je ne vois pas le rapport entre une affiche d'un film en particulier et la condition féminine en général.
Au passage, maintenant que le film est sorti, on peut détendre tout le monde : j'ai lu la critique sur le Monde, et apparemment le film n'est pas une pochade genre les Bronzés sur comment que les mecs trop cools ils baisent ces connes de femmes. Il semble que l'objet du film est de montrer entre autres comment quand tu trompes ta femme t'es qu'un connard pas reluisant. Comme quoi.
Mais bon, à la lumière de ces derniers éléments, je trouve effectivement que l'affiche est à côté de la plaque. - J'irai quand même pas voir le film, j'ai trop vu ça au bureau, et un an après, ces connards me font encore vomir. Mais c'est une autre histoire. Moi quand on me parle de ses couilles devant mes tomates à la cantine, ou qu'on me dit au dessert en se marrant qu'on va violer la DRH pour avoir sa prime, ou qu'on fait un commentaire salace sur chaque gonzesse qui passe ça me bloque la digestion. J'étais pas obligée de manger avec eux, certes, mais comme j'étais la seule nana, c'était ça ou le sandwich sur le parking.

Bref, depuis, c'est tolérance zéro. Parce que si t'as pas eu le réflexe de filmer ton chef quand il est venu se désapper dans ton bureau ou qu'il a pas été assez con pour t'envoyer un mail disant "si tu couches pas avec moi je te vire", t'as juste le droit de te barrer en fermant ta gueule. J'en sais quelque chose.
Depuis, je suis en open space (plus difficile d'y faire un strip tease tranquille) et ma chef est une femme (en espérant qu'elle me montre pas ses seins sur un coup de chaud, mais ça diminue les risques). J'entends assez peu parler de fellations à la cantine ou quand je fais un point business, et ça me va aussi. - Je viens de voir ça, si tu ne l'as pas vu,

J'aime beaucoup ce que tu écris, et je te passe le lien de ce reportage qui m'a scotchée : http://videos.arte.tv/fr/videos/la_domination_masculine-6449552.html - dégradantMoi ces affiches je les trouve immondes, dégueulasses. Je ne trouve absolument dégradant de faire une fellation, que ce soit à genoux ou dans une autre position, ni de se faire sodomiser ou quoi que ce soit (pas plus que de le faire). Mais ces affiches mettent en scène une forme de domination sexuelle. Ce n'est pas l'acte de fellation qui me gène, c'est la mise en scène globale, plus subtile. La gonzesse est vraiment mise en scène comme un objet sexuel, et le mec comme un mâle dominant viril, costard cravate, et je suis occupée pendant que ma secrétaire me taille une pipe parce que moi je suis un homme d'action mais elle elle n'existe que pour me pomper. Je veux dire, ça te gène pas qu'on voit pas le visage de la fille, qu'elle soit un accessoire uniquement sexuel? Ca te gène pas que sur ces affiches il y ait un sujet et un objet, et non pas deux sujets OU deux objets?

Défendre le sexe, ce n'est pas défendre n'importe quelle mise en scène de domination masculine sexuée sur la femme dans l'espace public (parce que dans le privé, si les gens ont envie de se faire promener en laisse, ils font ce qu'ils veulent). Ca fait perdurer l'idée que les femmes aiment être dominées, violentées, qu'elles sont faites pour ça.




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