De le être végétarien en France T'as pas choisi la bonne voie, fillette.
Le blabla avant le sujet qui fait " And then a hero comes along":
Bonne nouvelle du lundi :
Le vieux Dukan vient de se prendre deux plaintes au cul par le conseil de l'ordre des médecins : ici pour plus d'info.
Peut être que ça viendra jusqu'aux oreilles de ses adeptes qui se ruinent le compte en banque et les reins à suivre ses conseils hyper-protéinés.
Tellement bien fait pour ta gueule, vieux Dudu.
Sujet du jour :
De le être végétarien en France
T'as pas choisi la bonne voie, fillette.
En mars de l'an 2012, je viens de fêter mes 1 an de végétarisme.
Une phrase pourrait donc résumer ce birthday :
Les gens cassent les couilles
sujet verbe COD (les gens cassent quoi? les couilles)
Dans la tête de chacun, il existe Maurine, la petite vieille, en mode aigrie et pas baisée depuis 1942, il s'appelait Hans et on s'aimait. Cette vielle dame, elle a un très gros tampon encreur. Et elle s'en sert pour placarder sur les sujet peu importants qui arrivent dans notre oreille un très joyeux "ON S'EN BRANLE".
"Marie n'arrive pas à choisir entre des chaussures pointues ou des ballerines" "ON S'EN BRANLE"
"Jessica a mangé un cassoulet à midi" "ON S'EN BRANLE"
"Daniel est allergique aux abricots secs" "ON S'EN BRANLE"
"Nicolas trouve que les chauffages électriques, ça assèche vachement l'air quand même" "ON S'EN BRANLE".
Et donc Maurine, d'habitude, quand ça parle de ce que les gens ont bouffé, ça va direct dans la pile "ON S'EN BRANLE", sans même un regard. Anne a mangé des haricots à midi? Benoit a mangé une escalope de poulet? Fabrice a mangé des pates-carbo? ON S'EN SUR-BRANLE.
Sauf que le travail de Maurine, il s'arrête pile au moment où tu prononces les mots fatals :
"je suis végétarienne".
A partir de là, autant te dire que ton alimentation va devenir un sujet de conversation. Qu'à presque chaque présentation, on n'oubliera pas de te présenter comme "la meuf chelou qui mange pas de viande".
Comment ça se passe, de vivre dans la peau d'une personne avec un régime alimentaire différent?
En France, c'est chiant. Mais vraiment.
En premier, c'est toujours la même chose, c'est la foire aux questions :
Et pourquoi?
Et comment?
Et pourquoi faire?
Avec la question la plus importante, celle qui fait frémir l'humanité et qui est posée à chaque fois, le regard soucieux, le sourcil froncé :
ET LES ŒUFS, T'EN MANGES?
Je ne sais pas ce que les œufs ont de particulier, mais ça donne l'impression que tu te fais interroger sur ta virginité par des extrémistes catholiques. Genre attention à ta réponse meuf. Je crois que je pourrais tuer quelqu'un si je répondais que non. Rupture d'anévrisme direct.
Suivi de la deuxième, la non moins cruciale :
Et le poisson? T'en manges au moins du poisson?
Quand tu expliques que non, tu n'en manges pas non plus, c'est l'indignation. L'incompréhension. La négation. La colère. La négociation. La dépression. Alors que bon, le poisson ne pousse juste pas dans les arbres et restent donc un animal. Et comme t'es végétarien, ça semble logique que tu le bectes pas. Mais c'est souvent plus compliqué que ça, et on te dira souvent que "mais le poisson, c'est pas de la viande, c'est du poisson".
Oui, au quotidien, c'est lourd.
Après le questionnaire Gestapo style, ambiance "Dis nous où sont planqués les maquisard Francis, on sait tout", tu passes à la deuxième phase.
Ma préférée.
La phase "Moi, à ta place, je ferai pas ça".
C'est à dire qu'on parle de la phase où les gens vont t'expliquer comment tu dois vivre ta vie. Ça vient de gens de ton entourage, ou des gens qui viennent de faire ta connaissance. Le point commun :
Ils vont tous clairement te casser tellement les ovaires que ça va te rendre stérile pour au moins 48 heures, option IVG de confort, coucou Marine.
On te le dit pour ton bien hein. Nous, on veut que tu sois en bonne santé hein. Nous on dit ça, mais tu fais ce que tu veux hein.
On va te parler de protéines, on va te parler que l'homme est omnivore, on va te parler de je ne sais plus quoi encore. Mais c'est toujours, toujours, les mêmes arguments, peut importe les gens. Y'aura toujours un petit malin pour parler que les végétaux, ça souffre. Voir même le rigolo qui va te parler du cri de la carotte. Genre ahaha, qu'est ce qu'on se marre. Et quand tu réponds que c'est toujours mieux que le cri du veau qu'on égorge et qu'on pend par les pattes encore vivant, on te dit que t'es vraiment chiante et susceptible. Et qu'avec ton intégrisme à la con, t'es vraiment relou.
Durant toute cette année, j'ai pu me farcir toutes les réflexions plus connes les unes que les autres. De le "tu n'acceptes pas la mort, pourtant elle fait partie de la vie" et autres "c'est pas étonnant que tu sois malade, à force de rien manger". Tout ça en sachant que je ne suis pas militante. Que je n'en parle pas durant les repas, et que pour ma part, je me contrebalance de ce que l'autre à dans son assiette.Mais ça gène quand même.
Clairement, je crois que si j'avais dis que mon nouveau passe temps préféré, c'était de sodomiser des chèvres avec des gourdins, on m'aurait pas autant emmerdé que sur cette histoire de régime alimentaire.
Ce qui me généralement m'achève, c'est les gens qui, sans se renseigner, en savent forcement plus que toi. Que bien sur que si que les abattoirs sont contrôlés, bien sur que si les animaux sont endormis avant d'être butés, on est pas inhumain non plus, arrête d'en faire trop.
Ce qui me flingue, c'est généralement l'air hautain qu'on te renvoie à la gueule à partir du moment où les gens savent. Un mélange de compassion et de pitié. Oublié Dame Fanny et ses grands mots, tu deviens une petite connasse d' hippie naïve. Tu perds trente points en charisme, et quarante en intelligence. On te prend de haut, et on te parle comme à une gamine qui fait un caprice.

Ta gueule
Insupportable. Clairement.
Ce qui me rend folle, c'est cette histoire sur l’abatage halal qui puait ce vieux racisme bien français, celui qui transpirent par les pores de la moitié de la population, celui qui pensent que toutes les civilisations ne se valent pas, et que nous, on est bien mieux éduqués. Tout ça sans ouvrir une seule paupière sur la réalité qui se passe derrière les murs carrelés de tous les abattoirs de France.
Nous, on est mieux que ces barbares hein. Nous on est ci-vi-li-sés.
Ce qui se passe dans l'industrie alimentaire, on n'en parle surtout pas. Des vaches qu'on insémine alors qu'elles sont trop jeunes pour porter un petit, et qu'on sépare de sa progéniture dès la naissance. Des veaux qu'on laisse agoniser dans un coin en les aspergeant d'eau froide pour qu'ils clamsent plus vite de froid. Des poussins mâles qu'on sépare des femelles, qui serviront à la ponte, et qu'on broie vivants.
Des poussins. Des putain de trucs jaunes qui font "piou", avec du duvet tout doux.
Bordel.
Les femelles, on les enfermera dans des cages où elles ne pourront pas battre des ailes, et où elles se marcheront sur la gueule jusqu'à crever.
Mais non, c'est pas être barbare ça. Nous, c'est pas pareil. Nous, c'est l'industrie meuf, business is business. C'est plus rentable pour nous, le reste du monde peut bien aller se faire mettre. La pollution des eaux, les bassins artificiels entier créer pour contenir la merde des animaux, et qui niquent l'écosystème. Des pêches intensives qui vident actuellement les océans, tellement que dans cinquante ans, on sera furieusement dans la merde et que tes sushis, tu les bouffera avec des flocons d'avoine, parce qu'il y aura plus aucun connard de saumon qui s'amusera plus à remonter les rivières à contre sens pour aller faire des partouzes en amont.
On m'a raconté l'histoire de deux hommes qui sont allés bosser dans un abattoir pour se faire un peu d'argent. Deux jeunes hommes tout à fait banals, pas végétarien pour un centime. Ils ont tenu trois mois, et sont maintenant incapables de bouffer de la viande. Du tout. Ils ont vu l'envers du décors, et la viande leur donne physiquement des nausées. Ramasse ton monde sain quoi.
Demain, Arte organise une soirée sur le thème "Doit on encore manger des animaux?", dont vous pouvez retrouver le contenu à cette adresse : arte-c'est-mon-ami
Il y aura l'interview de Jonathan Safran Foer, l'auteur de "Faut il manger les animaux", un essai brillant sur l'industrie agro-alimentaire et ses conséquences absolument affreuses sur l'éco-système.
Je vous invite à regarder ces reportages, sur ce qui se passe un peu avant d'arriver dans vos assiettes. Et si vous n'avez pas le temps, ou si clairement Arte c'est vraiment trop chiant, matez juste les chiffres de l'industrie du miam.
Après un an de végétarisme, je ne demande à personne de devenir comme moi. Je demande juste aux gens de se renseigner sur ce qu'ils bouffent, surtout quand ça coute rien et que c'est mauvais pour la santé. Manger moins mais mieux, acheter chez des petits producteurs plutôt que dans les usines à bouffe. Ca sera toujours ça de pris.
J'ai fais le choix de ne plus manger de viande pour ma propre conscience. Et parce que je me suis documentée. Je pense que dans les années qui viennent, on sera peut être de plus en plus nombreux. Et je demande le droit que mon dossier retrouve le coup de tampon "ON S'EN BRANLE" quand je serai en train de bouffer un truc. Je demande à Maurine de revoir son choix, et de mettre mon régime alimentaire dans la pile "sujet pas intéressant".
Je demande le droit à l'indifférence.
J'ai passé un an à tenter d'arrondir tous les angles de mon choix, pour ne brusquer ni ne choquer personne.
Je crois que ce n'est pas vraiment mon caractères, d'arrondir les carrés pour les faire ressembler à des ronds.
365 jours plus tard, votre carotte et son cri, clairement, empalez vous dessus, et tournez comme des soleils, comme ça la femme du torero dormira sur ses deux oreilles.
Avec tout mon amour.
Bisous.
Dame Fanny.
Commentaires sur De le être végétarien en France T'as pas choisi la bonne voie, fillette.
- Cri du cœur aussi : MERCI.

Végétarienne depuis un peu moins d'un an, j'essaie aussi de pas trop "en parler" à table pour pas faire chier, les gens mangent ce qu'ils veulent... MAIS NON. Même les potes peuvent pas s'empêcher de faire des remarques :
"Oui mais si t'étais perdue sur une île déserte avec juste une vache ?"
... Attends, ta gueule pour voir ?
"QUOI? T'as acheté des New Rock/de la laine/du fromage/des CHIPS ? Mais et tes beaux principes alors ?"
Mes principes, je t'autoriserai à les questionner quand t'en feras au moins la moitié. D'ici là, tes critiques, je m'en tamponne l'oreille avec une patte d'alligator femelle.
Et tous les gens qui se croient obligés de justifier la provenance de la viande dans leur frigo : "On en mange pas beaucoup tu sais... Pis bon, j'achète que de la viande bio. C'est quand même plus sain d'en manger un petit peu, et puis bio c'est pas pareil."
Mais arrêtez de vous justifier, je m'en fiche de ce que vous mangez ! ^^
Bande de gens. - Bon anniversaire ! Je suis végétarienne depuis un an presque jour pour jour tout comme toi (bon anniversaire moi !) et c'est fou comme tous les végétariens se bouffent les mêmes commentaires/regards de pitié et autres comportements désobligeants.

Maintenant je dis que je suis ovo-lacto végétarienne (ce qui est parfaitement vrai mais pour des raisons pratiques je disais simplement "végétarienne") et ça cloue le bec au gens. Parce qu'ils ne connaissent pas le mot. Toute petite victoire.
Bon merci en tout cas ça faisait longtemps que j'avais pas lu quelque chose de constructif et qui ressemble à ma pensée sur mon végétarisme. - chiantiseMes beau-parents (que j'aime beaucoup, mais) m'ont beaucoup, beaucoup fait chier quand j'ai décidé de devenir végétarienne. Ils ont décidé de me faire chier. Ils m'ont fait chier à la ville, ils m'ont fait chier à la campagne, ils m'ont fait chier à table, ils m'ont fait chier le matin, le soir, c'était merveilleux.

Et tu vas être carencée, et faut pas être EXTREMISTE, et les légumes c'est pas bon, et les animaux on les traite biennn, et gnignigni, j'en pouvais plus (surtout que si j'avais le malheur de répondre c'était: ARRETE D'ESSAYER DE NOUS CONVERTIR tu es sectaire!)
Quand le fiston (le leur) est devenu végétarien aussi, ça a chié des bulles, et ensuite on est devenus vegans tous les deux. Et c'était pas bien, et il faut manger des animaux, et c'est extrêmement extrémiste, etc.
Puis ça s'est tassé. La dernière fois, je sais plus comment, le sujet est revenu sur la table, et ça a été: "non mais c'est que tu vois, c'est pas que c'est pas bien d'être végétarien, mais j'ai pas la volonté".
Je savais qu'on en arriverait là. J'ai répondu: mais je t'ai pas demandé de devenir végétarienne! Parce que oui tout ça c'est de la culpabilité, les gens ils ont pas envie d'être le méchant mangeur d'animaux.
Mais je les aime mes viandards, ils bouffent que de la barbaque et ils sont en mauvaise santé, mais je les aime comme ça, on aime les gens comme ils sont. Mais voilà, moi j'ai fait un choix éthique. Ils savent que je suis contre, c'est comme ça. Il faut pas prendre au pied de la lettre ce que disent les gens pour se justifier de manger de la viande, ils ne font que se défendre contre eux-mêmes. - Merci et bravo pour cet article qui exprime bien ce que vivent la majorité des végétariens : moqueries, incompréhension, critiques, ...

Je suis végétarien depuis bientôt 7 ans et ça fait bientôt 7 ans que je me tape ces discours très régulièrement (boulot, famille, amis). C'est lourd. Autant quand c'est de la curiosité, une certaine envie de comprendre et de se renseigner, c'est intéressant, autant quand c'est pour sortir un argumentaire à la con pour prouver qu'on a tort d'être végétarien, c'est insupportable !
Je suis en train de lire ce livret sur la végéphobie qui met les mots sur ce qu'on vit et qui explique un peu pourquoi les gens sont comme ça : http://grenier.veggiepride.fr/2011/livret_v%C3%A9g%C3%A9phobie_pour_lecture.pdf - Merci pour l'info, pour le documentaire sur Arte !

(J'ai bien envie de kidnapper quelques unes de mes connaissances, de les attacher sur des chaises et de les forcer à le regarder, ce reportage... Parce que oui vraiment, ceux qui sans s'être jamais renseigné sont persuadés d'en savoir plus que toi qui a mûrement réfléchi à la question, bannir la viande de son régime alimentaire ne s'improvisant pas comme ça sur un coup de tête juste pour le fun... Au bûcher) - Je ne suis pas végétarienne, mais c'est marrant quand lors des repas de boulot au resto (une fois par semaine au moins en ce qui me concerne), y a toujours un connard pour me demander si je suis passée de l'autre côté de la barrière juste parce que j'ai opté pour un plat sans viande. On m'a même sorti une fois que je disais que je n'avais pas envie de viande "ben t'as qu'à prendre du poulet"

Alors quand tu vois qu'une fois que t'as pris le tartare, on comprend pas que tu régresses vers l'assiette de légumes, tu m'étonnes que les mecs te prennent pour une alien quand tu décides de lâcher la viande et les petits zanimos pour de bon. - J'ai pensé comme toi les premières années où j'ai été végétarien, et j'ai eu de grandes discussions qui finissaient en colère devant la bêtise de certain.

Au final, après 8 ans de végétarisme, tu abandonnes
Tu en parles quand la personne semble interessé. Si tu as en face de toi un mur, tu laisses tombé parce que bon... Pas le temps ni le courage
Et tu en rigoles, parce qu'au final ce sont simplement des gens qui ne se sont pas posé la question et sans même s'être posé la question vont te balancé des réponses toutes faites et préformatées.
Il faut éviter de se prendre la tête. Il y a des gens qui ont mangé de la viande pendant 40 ans, ce que tu vas leur expliquer c'est trop gros, ils peuvent pas se dire qu'ils se sont plantés. - Un peu rien à voir, mais ça m'a tilté dimanche, lorsque j'ai vu qu'une manifestation s'organisait contre l'avortement. Leur slogan? "Pour la vie"

Hum... Ca fait presque deux ans que je suis végétarienne, presque 1 an que je commence à ne plus m'énerver quand j'en parle autour de moi, mais là... Voir des milliers d'abrutis manifester contre le droit d'une femme, pour la vie HUMAINE d'un EMBRYON et me dire que la majorité bouffent très certainement pas mal de viandasse sans penser une seconde à la vie ANIMALE et à toutes les vies humaines que cette industrie de merde détruit... Ce n'est pas le même débat, je suis bien d'accord, mais s'ils pouvaient foutre leur énergie dans une cause réelle, ces défenseurs de la vie... En tout cas, merci pour l'article, ça fait du bien! (Et désolée pour les végétariens contre l'avortement mouhahaha) - je me suis toujours fait la même réflexion, et pour moi C'EST le même débat, surtout quand on se réclame pro VIE.
comment peut on se préoccuper du bien être psychologique d'un amas de cellules qui ne naîtra jamais et trouver normal d'égorger et de manger des animaux aboutis, sensibles, vivants, conscients?
y a un os dans le pâté, là non?
- Fanny : tout comme ça nous a fait du bien de lire ce texte plein de sincérité et d'humour !

J'ai commencé à lire "Le cri de la carotte" ce matin, je pense y trouver de belles perles également.
(Le document sur la végéphobie que je cite dans mon 1er commentaire permet aussi de se sentir moins seul et de comprendre) - Très bon article !!! C'est vrai que lorsque qu'on aborde le sujet de "eh oh, j'suis végétarien(ne)" on sent tout de suite une énorme tension, avec des regards assassin ou remplis d'incompréhension. Un peu plus et quelqu'un pourrait même lancer un "mais tu vas pas faire ça quand même ??"

C'est un sujet un brin délicat pour nous, Français, Françaaaaises, bouffeurs de viandes en veux-tu en voilà. Mais t'as le bon réflexe, faut gueuler et dire "tagueulejem'enfous" une bonne fois pour toute...et les gens finiront bien par s’intéresser à autre chose !
Bon après, et c'est pas ton cas, y'a certains végétariens/vegan qui essaye de te convaincre que non, la viande c'est le mal. Euh, ouais mais là c'est comme en politique, on change pas si facilement d'avis ! I'm just sayin' ; )
Et que vive les carottes !! - Exemple de bétise crasse :

mon père et la belle-mère sont aller "tuer le cochon" dans la famille de cette dernière, grande tradition annuelle et familiale. En gros on tue le cochon, on fait le boudin, etc... etc... Et on le mange le soir. Le cochon voilà six mois qu'il était dans la grange, le petit de 7 ans l'aime bien son cochon ("mais on lui disait tout le temps qu'on allait le manger"). On tue le cochon, le gamin n'en mange pas ("il l'aimait bien son cochon"), n'a plus mangé de viande pendant 6 mois, mais "heureusement, il s'est remis a en manger un peu". Laissez ce gosse tranquille, il est assez traumatisé, on n'est pas obligé de manger de la viande même dans les familles d'agriculteurs! (perso, j'ai vu les photos de "l'événement", mon père tout fier, et moi avec la gerbe). - l'emmerdeurJe vais tenter de prendre le partie de l'emmerdeur... (petit) Viandar par goût mais fortement interpelé par le million de bonnes raisons de changer mes habitudes, je me retiens souvent de poser des questions par délicatesse...

Je vois bien que ce genre de questions continuelles est gravement casse-couille. Je vis sans TV depuis 20 ans et, dans ce tout autre domaine, les questions sur les étranges passe-temps que je suis supposé avoir continuent à me lasser, alors je me retiens d'interroger mes partenaires de tablées sur leurs habitudes alimentaires.
Pourtant, ces stupides questions répétitivement casse-couilles doivent bien parfois déboucher sur des débats qui font évoluer les idées de chacun, non ? - Les questions posées dans le but de s'informer, elles ne me dérangent pas du tout, bien au contraire. Quand la personne est curieuse et ouverte, c'est toujours agréable de discuter.

Mais (souvent malheureusement), les questions sont posées dans le but de contredire. Généralement, ça se sent dès le premier mot. Juste dans le but de te dire "et bien moi je fais pas ça et je trouve ça con".
Echanger et partager, je suis absolument pour. Me faire juger par des personnes qui ne voudront rien écouter, c'est juste de la perte de temps.
Jende: Mon dieu pauvre bouchon
Surtout que ça peut etre expressif et affectueux un cochon.
- L'emmerdeuse, c'est moiBon ben je suis obligée de prendre le parti casse couille, le vrai.

Ce qui me marque dans ce récit et les commentaires, c'est qu'on y retrouve une haine incoercible contre les tentatives de conversion à la viande. Jusqu'ici je vous comprends, étant moi même non végétarienne mais pas plus attirée que ça par la viande (et de moins en moins) je n'aime pas qu'on me dicte ce qu'il doit y avoir dans mon asisiette. Et les gens sont très relous et donneurs de leçons. OR je constate également une forte propension à tenter de convertir les gens au non-mangeage de viande : par la proposition d'un reportage, par une série d'argumentations destinées à nous montrer que si on mange de la viande c'est qu'on cautionne la maltraitance etc... Et donc qu'on est un peu égoïstes.
Je ne dis pas que vous le dites, hein, mais c'est un peu induit.
Je vous dis ça aussi parce que moi de mon côté c'est la lutte finale avec ma mère qui tâche de me convertir de force au végétarisme à chaque fois qu'elle me voit. Limite insultante parfois. Insistante et très très chiante. Elle me donne envie de me taper un burger, c'est super dommage vous conviendrez.
Bref, j'aurai préféré un peu plus de bienveillance des deux côtés et de la part de ceux qui se plaignent, qu'ils donnent l'exemple. Outre ce qu'on mange, la bienveillance ne fera pas de mal à ce monde.
Sinon, bel article, belle écriture, comme d'hab... - Merci.Simplement, merci pour cet article très bien écrit, et qui exprime tellement bien ce que je ressens dans ces moments où après la quinzième blague, voire même les "pièges" ("tu manges des bonbons ? y'a de la gélatine pourtant dedans. Alors alors qu'est-ce que t'as à répondre ?"), derrière le rire jaune se cache une grande souffrance ; non pas d'être simplement incompris, mais de voir que les gens prennent plaisir à démolir gratuitement ceux qui ont le malheur de penser que les animaux ne sont pas des objets.

Le pire dans tout ça est que moi-même, je ne me sens pas supérieure à eux, je ne cherche pas à les faire changer de vie : j'ai été omnivore depuis toujours jusqu'au jour où j'ai eu ce fameux déclic. C'est pourquoi je suis convaincue qu'on peut informer les gens s'ils le souhaitent (en lançant un débat instructif et non des moqueries), mais que si choix il y a il dépendra d'une prise de conscience de leur part, et non de l'extérieur.
Végétarienne depuis quelques mois, je pense faire la transition vers le végétalisme prochainement, et je redoute déjà les commentaires qui ne s'arrêteront pas ; mais je pense qu'avoir des convictions personnelles et être en accord avec est le plus grand réconfort qui soit. Et de voir de tels articles, de voir que je ne suis pas seule à être stigmatisée pour désirer moins de souffrance, m'aide : on se sent moins seul, donc plus fort.
Encore merci et bonne continuation. - Tout simplement génial! Je suis devenu végétarien en vivant aux Pays-Bas où personne n'a de problème avec ça et franchement j'appréhende de devoir rentrer en France et de devoir subir ce genre de réflexions. Sans parler du fait que je ne sais même pas si je vais trouver de quoi me nourrir dans mes supermarchés de province

- mouhahahaun grand MERCIIIIIIIIIIIIIIIIII

C trop ça tout le temps !!
moi en plus je suis tres maigre de nature alors y a aussi (quant t as le dos tourner, bien sur):
"en fait c une excuse pour pas dire qu elle est anorexique".....
hé bé non connard, on fait un concour de bouffe quant tu veux et on verra qui mange le plus de carrote . Mouhahahaha - Excusez moi les nouveaux commentaires, je ne vous avez pas vu. Je vois que mon cas n'est absolument pas isolé, et que les gens sont partout aussi relous.

C'est vraiment long, ces comportements. Courage en tout cas. Merci de vos témoignages, ça fait du bien de ne pas se sentir tout seul (je suis la seule végétarienne de mon entourage, et c'est lourd parfois). - Je viens de tomber sur cet article en tapant 'être végan en France' hehe. J'adore le ton de l'article et étant végétarienne depuis deux ans, je m'y reconnais comme beaucoup d'autres. J'habite en Irlande en ce moment et c'est beaucoup plus accepté et les produits végés sont partout, mais j'ai quand même eu droit au même genre de questions, sauf que le ton était quand même plus respectueux.

Bonne continuation!
Kat - Tout simplement génialBon voilà, je suis au boulot en mode "zombie" et je cherche comme d'habitude quand j'ai cinq minutes des tonnes d'infos sur le végétalisme.

Je suis végétalienne depuis un an et j'ai le sentiment de m'être enfin trouvée
et d'être en accord avec mes convictions et ma petite personne.
Comme quoi il y a une explication à tout : j'ai depuis toujours étais dégoutée de la viande et du poisson, je n'ai jamais aimé le miel etc, sans pouvoir finalement me l'expliquer et sans être informée comme je le suis à présent.
A piquer des crises pendant les repas de fin d'année, où on apportait les rôtis entiers, petite, je pleurais car on me forçait à manger ça. Le pire, c'est quand à table on servait du lapin...alors là pour moi c'était le summum du film d'horreur !
J'ai percuté tardivement, mais désormais, c'est pour la vie et je suis heureuse.
Cet article est vraiment génial, et m'a bien fait marrer au boulot, je me suis vraiment reconnue dans les remarques etc.
Moi qui suis loin d'être un modèle de patience, j'arrive parfois à dire aux gens combien ils sont CONS avec leur cri de la carotte etc.
Je fais partie d'une association à Toulouse, par laquelle on mène quelques actions et du coup on se retrouve entre VG's et ça fait du bien !!!
Merci en tous cas, tu as égayé ma journée ! - Mon dieu une végétalienne du sud ouest! J'ai l'impression d'être seule au monde dans le sud avec la tradition du magret et du foi gras!
J'ai l'impression de m'etre trouvée aussi en m'écoutant moi et pas les autres pour une fois. Comme quoi, on se trouve rarement quand on se fait confiance!
Merci pour ton commentaire en tout cas!

20 ans de végétarisme pour moi, et je te rassure, j'entends toujours les mêmes conneries, alors accroche toi, pays de merde, mentalité de merde. Je pense aussi que la gentillesse du mangeur de carotte n'arrange rien, ne sert à rien, autant la fermer pour être peinard ou sortir l'artillerie lourde et blaster.
végé depuis 6 ans, vegan depuis un plus d'un an, comme tout le monde, j'encaisse avec le sourire (même si ça fume grave derrière pour mettre les rouages "sourire patient" en marche) et je réponds avec application, et bonne grâce à tous ces arguments, que l'on peut tous citer, mot pour mot.
moi j'ai la patience, toi tu as la haine, c'est bien.
j'ai lu il y a quelques jours une fille que l'on pousse à bout et qui finit par pleurer, à force de jugements et de "tu vas tuer ton enfant avec tes conneries"
merci pour ce moment de défoulement jubilatoire.


Que mangent-ils alors ?
De la pierre ??
NON . DES VÉGÉTAUX QUI SONT DES ÊTRES VIVANTS . QUI SONT DES ÊTRES DOUÉS DE SENS COMME LES ANIMAUX . QUI POUR CERTAINS POSSÈDENT UN APPAREIL DIGESTIF COMME LES ANIMAUX ( voir les plantes carnivores ) . QUI POUR CERTAINS SONT CAPABLES DE COMMUNIQUER ENTRE EUX ( prouvés scientifiquement tout ça ) .
Je déteste l'ignorance crasse de ces végétariens qui me rappelle celle des créationnistes américains : ils refusent les acquis de l'évolution des espèces de Darwin :
Ils oublient VOLONTAIREMENT que les plantes et les animaux ont une filiation dans la chaîne des êtres vivants , LES PLNATES SONT BIOLOGIQUEMENT PARLANT LES ANCÊTRES DE TOUS LES ANIMAUX , LEUR MORPHOLOGIE COMPARÉE MONTRENT DES POINTS COMMUNS ET PAS DES MOINDRES : présence d'un système respiratoire , un système circulatoire ( le sang est l'équivalent de la sève dans le métabolisme des animaux ) , le métabolisme ( l'homme peut faire de la photosynthèse avec la vitamine D , c'est-à-dire qu'il lui suffit de s'exposer au soleil pour synthétiser cette molécule ) .
LES ANIMAUX ET LES PLANTES DOIVENT ÊTRE TRAITÉS SUR UN PIED D'ÉGALITÉ !
HEUREUSEMENT , CERTAINES CIVILISATION LE FONT COMME LA CIVILISATION JAPONAISE ET SA RELIGION SHINTOÏSTE .
IL FAUT DES DÉFENSEURS À LA CAUSE DES VÉGÉTAUX CAR CEUX QUI SE MONTRENT ORGUEILLEUX DE LEUR PRÉTENDUE SUPÉRIORITÉ COMME LES VÉGÉTARIENS QUI PENSENT QUE L'ANIMAL EST SUPÉRIEUR AU VÉGÉTAL , DOIVENT SE PRÉPARER À UN APOCALYPSE !
LE VÉGÉTAL PEUT VIVRE SANS L'ANIMAL MAIS L'ANIMAL NE PEUT VIVRE SANS LE VÉGÉTAL !
PAR MORALITÉ , ON DOIT REFUSER DE MANGER N'IMPORTE QUEL ÊTRE VIVANT !

Quant à ta vision de la religion shintoïste, elle est du niveau de "moi je suis bouddhiste parce que le bouddhisme c'est cool, tout est permis....".
Et on pourrait ajouter encore que les végétaux sont dépourvus de système nerveux (de cervelle si tu préfères....) contrairement aux animaux....
Petite précision, je ne suis pas végétarien, plutôt flexitarien. Mais ce type d'arguments "tu as entendu le cri de la carotte" par ailleurs évoqué dans le texte ci-dessus (que tu as du lire en diagonal) est quelque peu simpliste...

alors certes il y a un abîme entre le moment où t'as écrit ce texte et le moment où je le lis. Ce commentaire passera donc ptet totalement à la trappe mais tant pis.
D'abord, article marrant qui relate plutôt bien ce que c'est que d'avoir un régime alimentaire différent. Surtout quand il n'a rien à voir avec une religion (j'avoue que les "et ça t'as le droit?" ça me fait quand même bien marrer, allo, les gens, j'ai le droit de faire CE que je VEUX! et c'est pour ça que jsuis vegan, allo...)
Bref, 15ans de végétarisme, 2 ans de veganisme, des années avant de me rendre compte que la communauté végé n'est pas un concept, qu'il y a bien des autres \o/, pas que des gens qui te regardent comme deux ronds de flancs quand tu leur dit "euh non, j'en mange pas", qui t'invitent à manger pour un bbq carnivore (ah désolé j'avais oublié) ou qui se marrent de tes choix, te font passer l'examen gestapiste alimentaronutritionnaloprocacahuètejetemmerde, trouvent mdr de te proposer du saucisson (arf arf arf...) ou s'évertuent à te montrer qu'ils sont plus police vegan que toi (wtf???)
Donc forcément, comme les blogs d'insolente veggie, de veggie poulette et autres, ça fait rire, ça fait marrer, ça crache un peu sur les omnivores.
Par contre, mon côté relou activiste pouet pouet ne peut s'empêcher de relever quelques petites choses dans ce texte. Je n'ai pas envie que mon régime alimentaire soit tamponné "je m'en branle". En fait, je n'ai pas envie que l'alimentation en général, pas seulement la mienne, celle des végé, celle de celleux qui mange pas comme la norme (mac do, blanquette de veau et couscous royal), soit tamponnée "on s'en branle". L'alimentation est un élément participatif de notre vie biologique et sociale en cela, on apprend à manger (pas seulement les bonnes manières hein, la gastronomie aussi j'entends
Il n'y a rien de plus chiant que d'être seul⋅e à répondre à une tablée d'omni qui te mate comme un animal chelou débarquée de la planète bisounours, un peu coconne, un peu hippie. Mais ce serait con de ne rien faire et de prendre l'humiliation de plein fouet quant au final, on sait qu'un jour, l'omnivorisme sera bel et bien enterré! (ouais bon, ça va, un jour, ça peut être dans longtemps
yo yo!
(comme disait mon papa qui m'a appris a AIMER les ANIMAUX comme les Humains. MERCi FANNY d'exister . Prenons contact ?






Rien de plus à dire, parce que tu as tout dit.