Blabla avant le sujet qui fait "Push the button and let me know"

La politique me fissure largement les ovaires en ce moment. Surtout les gens qui en parlent à longueur de journée. Sur twitter, sur facebook, dans la vie moins virtuelle. La même impression qu'on me prend pour une gamine, et qu'on me dit "Viens ma petite, je vais t'apprendre la vie, moi je sais la vérité".

Je suis allée traduire une réunion politique. Et comme je me doutais, ça parlait de "convaincre vos proches, vos amis, votre entourage".

Pitié.

Votre entourage n'a pas besoin de vous pour avoir des idées. Votre entourage n'a pas besoin de vous pour nous redire encore et encore les discours qu'on vous file à vos réunions.

Votre entourage aimerait juste qu'on lui foute la paix.

Merci.

 

Sujet du jour

De le Harcèlement sexuel rayé du code Civil

Aka

Le droit au respect

 

 

Je pense que tout le monde est au courant de cette histoire : Le Conseil Constitutionnel a décidé d'abrogé la loi sur le harcèlement sexuel sous prétexte qu’elle était trop floue. Demande faire par Gerard Ducray, ex député du Rhône, et condamné déjà trois fois pour ce délit. Homme sympathique donc, le vieux Gégé.

Pour tout ce qui est purement légal, je vous invite à aller voir le blog de Maitre Eolas : ICI. Parce que moi perso, le droit, j'en ai fais un an, je me suis bien marré, j'ai bien bu, et je me souviens juste d'un prof à qui il manquait un doigt. Et que si tu prête des sous à un ami, et qu'il t'écrit une reconnaissance de dettes, s'il n'a pas marqué la somme en chiffre, et en lettres, il n'a pas l'obligation légal de te rembourser.

Nemo censetur legem ignorare dans ton cul donc.

Revenons à nos moutons. J'aimerais attirer l'attention sur un passage d'un des articles que j'ai lu à ce sujet :

""Le texte n'était pas suffisamment précis, résume l'avocate Me Claire Waquet contactée par TF1 News. Le citoyen n'était pas en mesure, avec cette définition, de savoir ce qu'il peut ou pas faire."

Claire, ma petite loute, c'est pourtant facile comme réponse.

Le citoyen, s'il n'est pas trop con, il ne fait rien.

On ne se fait pas chier à faire des études pour n'être considérées que par notre vagin. Que par nos seins. Que par le haut de nos cuisses. Que par notre cul.

Si?

Dans ce pays d'arriérés, il faut croire que si, encore.

Il n'y a pas longtemps , dans la rue, je me suis faite traiter d'allumeuse pour cette tenue :

 

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(Cette photo vous a été offerte par ma salle de bain bordelique

et mon miroir dégueulasse)


Ba ouais attends, un short merde. Elle veut de la bite, elle. Toutes ces femmes qui s'habillent pour plaire, faut pas qu'elles s'étonnent s'il leur arrive des bricoles. Elles le cherchent un peu quand même.

J'ai juste là hein?

Ça serait bien qu'on commence à éduquer un peu plus, le citoyen. Et si le citoyen ne comprends pas bien, qu'on lui dise qu'il a autant de marge de manœuvre qu'il laisserait à quelqu'un qui parle à sa femme. Ou à sa fille. Ou à sa mère.

Le respect bichon, le respect.

Le mieux reste l'argument des cons qui clament qu'on va finir comme les sociétés anglo-saxonnes et qu'on ne pourra plus rien dire. En attendant, les deux semaines que j'ai passé entre New York et Chicago l'année dernière m'ont fait un bien fou, avec un record de 0 remarque de merde dans la rue. Le bonheur. Moi je veux bien qu'on copie sur eux pour une fois, je préfère un peu moins de liberté de parole, et un peu plus de paix au quotidien. Et si je veux vraiment dire une connerie sexiste, j'attends d'avoir la bonne personne en face, ou alors je l'envoies par sms, on n'a pas uniquement les portables en permanence sur soi pour la fonction vibreur.

Alors bien sur, il doit exister des femmes qui se servent du sexe pour avoir des faveurs hiérarchiques, je n'en doute pas. Mais il ne s'agit en aucun cas d'une norme, et c'est là qu'il faudrait arrêter une fois pour toute la généralisation. Ce n'est pas parce que Françoise aime jouer de l’ambiguïté sexuelle qu'il faut aussitôt l'appliquer à toutes les autres femmes, sous prétexte qu'elles doivent toutes aimer ça.

Chacun fait bien ce qu'il veut de sa vie, mais j'ai du mal à approuver les démarches du genre. Sérieusement chérie, tu peux pas prouver ta valeur autrement? Triste.

J'ai découvert la fascinante existence des mécaphiles, aka les gens qui sont fétichistes des voitures et qui ont des relations charnelles avec elles (COUCOU LA VIDEO YOUTUBE)(Coucou l'émission "My strange addiction", tu vas devenir ma meilleure amie). En majorité des hommes. Est ce que je fais la généralisation de penser que les jean-kéké avec leur voiture tunées et leurs néons sous la bagnoles se les tapent dans leurs garages? Non.

(Le premier qui touche à Paulette la twingo, je le démonte avec une batte à clous, soyez en assurés)

Nous sommes 53% de la population et pourtant nous sommes invisibles. Celle qui avait porté plainte pour harcèlement sexuel contre Gerard Ducray témoigne qu'elle n'a plus accès à un seul travail dans la fonction publique, et qu'elle songe à partir à l'étranger (article ici). Tout ça parce qu'un vieux se croyant tout permis l'a vu comme un vagin à conquérir, et pas comme une personne avec qui travailler.Et bien sur, on en revient à l'idée qu'elle l'a surement chercher.

"On m'a demandé si je l'avais aguiché. On m'a également demandé comment j'étais habillée"

Cette affaire, je m'en ronge les ongles depuis des jours. Pas des termes légaux, mais de tout le sexisme ordinaire qu'on nous recrache au visage avec dédain.

Il est où, le respect dont on me rabâche les oreilles depuis toute petite? Respecte tes camarades, ta maitresse, tes parents, les adultes.

Il est où, le moment où on me respecte moi?

Dans la rue, sur mon lieu de travail, dans les transports en communs, dans les lieux publics?

Il arrive quand, le moment où je ne suis plus juste un individu genré?

Elle arrive quand, l'égalité?